Juliette Smeralda

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Sociologue – Chercheure – Consultante – Enseignante

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« … les sociologues parlent du monde social dans lequel tout le monde a des enjeux, des intérêts, en sorte qu’on a ses bons et ses mauvais sociologues pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la sociologie »
(Pierre Bourdieu, Sur la télévision, Raisons d’agir Editions, 1996:69)

Citations

 

« On a tendance à croire que toute pensée, toute activité intellectuelles devant contribuer à l’éveil de la conscience culturelle d’un peuple, doivent, forcément, pécher sur le terrain scientifique. […]. Il (suffit) d’admettre que chaque peuple à un passé, si modeste soit-il, qu’il est relativement possible de le découvrir par une investigation appropriée. »
(Cheikh Anta Diop, Nations nègres et culture, Présence Africaine, 1964/1979:25)


« L’usage de l’aliénation culturelle comme arme de domination est vieux comme le monde ; chaque fois qu’un peuple en a conquis un autre, il l’a utilisée. Il est édifiant de souligner que ce sont les descendants des Gaulois contre qui César s’était servi de cette arme qui, aujourd’hui, l’emploient contre nous. […]. On saisit le danger qu’il y a à s’instruire de notre passé, de notre société, de notre pensée, sans esprit critique, à travers les ouvrages occidentaux. »
(Cheikh Anta Diop, Nations nègres et culture, Présence Africaine, 1954/1979:14)


« … les dominés sont en butte aux attaques d’un Ennemi intime qui n’est pas éliminé par la décolonisation : c’est la disposition d’esprit qui fait que les dominés intériorisent les stéréotypes explicites et implicites du discours des dominants et qu’ils acceptent, pour s’opposer à eux, de se placer sur leur terrain. » « Le colonialisme moderne a dû ses grandes victoires non pas tant à ses prouesses technologiques et militaires qu’à son aptitude à créer des hiérarchies laïques incompatibles avec l’ordre traditionnel. »
(Ashis Nandy, L’ennemi intime. Perte de soi et retour à soi sous le colonialisme, Fayard, 2007:13 et 27)


« Rien n’est plus surprenant pour ceux qui considèrent les affaires humaines avec un œil philosophique que de voir la facilité avec laquelle la majorité (the many) est gouvernée par la minorité (the few) et d’observer la soumission implicite avec laquelle les hommes révoquent leurs propres sentiments et passions en faveur de leurs dirigeants. Quand nous nous demandons par quels moyens cette chose étonnante est réalisée, nous trouvons que, comme la force est toujours du côté des gouvernés, les gouvernants n’ont rien pour les soutenir que l’opinion. C’est donc sur l’opinion seule que le gouvernement est fondé et cette maxime s’étend aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaires aussi bien qu’aux plus libres et aux plus populaires.  »
(David Hume, dans : Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Seuil, Collection Liber, 1997, 2003:257)

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